Résultats des élection présidentielle américaine de 2024 : ce que les sondages n'avaient pas vu venir

Résultats des élection présidentielle américaine de 2024 : ce que les sondages n'avaient pas vu venir

On a tous eu cette impression de déjà-vu, non ? Le 5 novembre 2024 restera gravé comme le moment où la politique américaine a définitivement basculé dans une nouvelle ère. Si vous avez suivi la soirée électorale, vous savez que l'ambiance était électrique, voire carrément pesante. Les résultats des élection présidentielle américaine de 2024 ont foudroyé les prédictions des experts qui annonçaient un duel au coude-à-coude pendant des semaines. Finalement, Donald Trump n'a pas juste gagné ; il a provoqué un véritable raz-de-marée rouge.

Honnêtement, personne ne s'attendait à une victoire aussi nette. Avec 312 grands électeurs contre 226 pour Kamala Harris, le candidat républicain a réalisé un retour historique. C'est du jamais vu depuis Grover Cleveland au XIXe siècle : un président qui perd son siège, puis le récupère quatre ans plus tard. Mais au-delà des chiffres bruts, c’est la manière dont le pays a voté qui change la donne pour les années à venir.

Un balayage total des "Swing States"

On nous avait dit que tout se jouerait à quelques milliers de voix en Pennsylvanie ou dans le Michigan. La réalité ? Donald Trump a raflé les sept États pivots. Sept sur sept. C'est une claque monumentale pour le camp démocrate.

La Caroline du Nord est tombée en premier, suivie par la Géorgie. Puis, le fameux "mur bleu" du Midwest — Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin — s'est effondré. Même le Nevada et l'Arizona, qui avaient pourtant souri à Joe Biden en 2020, ont basculé du côté républicain. Ce n'est pas juste une victoire technique, c'est une adhésion géographique quasi totale à la vision de Trump.

Pourquoi les démocrates ont perdu le Nord ?

C'est la question à un million de dollars. Kamala Harris, qui a remplacé Joe Biden au pied levé en juillet après un débat désastreux, a mené une campagne éclair. Elle a récolté des milliards de dollars et a bénéficié d'un élan d'enthousiasme initial. Pourtant, ça n'a pas suffi. Dans les zones rurales du Wisconsin ou les banlieues ouvrières de Detroit, le message sur la défense de la démocratie a semblé bien lointain par rapport aux prix du panier de courses.

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Le vote populaire : la surprise que personne n'attendait

C'est peut-être le détail le plus choquant de ces résultats des élection présidentielle américaine de 2024. Pour la première fois depuis 20 ans, un candidat républicain a remporté le vote populaire. Donald Trump a obtenu environ 77,3 millions de voix (49,8 %), devançant les 75 millions de Kamala Harris (48,3 %).

Depuis George W. Bush en 2004, les Républicains gagnaient parfois grâce au Collège électoral, mais perdaient toujours sur le nombre total de bulletins à l'échelle nationale. Cette fois, la dynamique a changé. Trump a gagné du terrain partout :

  • Dans les bastions démocrates comme New York ou la Californie, il a réduit l'écart de manière spectaculaire.
  • Il a fait des percées historiques chez les électeurs latinos, notamment chez les hommes.
  • Il a même grappillé des points chez les jeunes électeurs (18-29 ans) par rapport à 2020.

C'est un réalignement politique majeur. On ne peut plus dire que le trumpisme est le mouvement d'une minorité bruyante ; c'est devenu, le temps d'une élection, le centre de gravité de l'électorat américain.

L'économie, le grand juge de paix

Kinda évident quand on y pense, non ? L'inflation a été le boulet que l'administration Biden-Harris a traîné pendant toute la campagne. Même si les chiffres macroéconomiques étaient bons fin 2024, le ressenti des Américains était tout autre. À la sortie des urnes, les sondages de CNN et Fox News montraient la même chose : l'économie était la priorité numéro un.

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Les gens se rappelaient (parfois avec nostalgie) de leur pouvoir d'achat sous le premier mandat de Trump, avant la pandémie. Face à cela, les arguments sur le droit à l'avortement ou les menaces sur les institutions n'ont pas fait le poids pour une partie de la classe moyenne épuisée par le coût du logement et de l'essence.

Le facteur Elon Musk et la nouvelle com'

On ne peut pas parler de ces résultats sans mentionner l'influence massive d'Elon Musk. En injectant des dizaines de millions de dollars et en transformant sa plateforme X (anciennement Twitter) en porte-voix pour Trump, il a redéfini la manière dont on gagne une élection à l'ère numérique. Ce n'était plus seulement de la télé et des meetings, c'était une guerre culturelle permanente sur les réseaux sociaux.

Et maintenant ? Les conséquences immédiates

Le 20 janvier 2025, Donald Trump redeviendra le locataire de la Maison-Blanche. Mais il ne revient pas seul. Les Républicains ont également repris le contrôle du Sénat et conservé la Chambre des représentants. C'est ce qu'on appelle un "trifecta".

Concrètement, cela veut dire que Trump aura les mains libres pour appliquer son programme :

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  1. Expulsions massives : Sa promesse phare de lancer la plus grande opération de déportation d'immigrés clandestins de l'histoire des États-Unis.
  2. Tarifs douaniers : Une politique protectionniste agressive, notamment envers la Chine et même l'Europe, pour "ramener les emplois à la maison".
  3. Justice : Avec le contrôle du Sénat, il pourra nommer des juges fédéraux conservateurs pour les 30 prochaines années.

Ce qu'il faut retenir pour la suite

Si vous devez tirer une leçon de ces résultats des élection présidentielle américaine de 2024, c'est que les anciennes règles de la politique sont mortes. Les condamnations judiciaires de Trump ? Elles ne l'ont pas freiné. Ses sorties polémiques ? Elles ont semblé renforcer son image d'homme fort face à un système jugé défaillant par ses partisans.

Le camp démocrate, lui, va devoir faire une introspection douloureuse. Pourquoi n'ont-ils plus la cote auprès de la classe ouvrière ? Comment ont-ils pu perdre autant de terrain chez les minorités qui étaient autrefois leur socle ?

Actions concrètes à surveiller dans les prochains mois :

  • Surveillez les marchés financiers : Les investisseurs anticipent déjà des baisses d'impôts massives, mais aussi une inflation possible due aux tarifs douaniers.
  • Regardez la frontière sud : Les premiers décrets sur l'immigration seront signés dès le premier jour ("Day One").
  • Observez la diplomatie mondiale : L'attitude des États-Unis envers l'Ukraine et l'OTAN va changer radicalement. Le mot d'ordre est clair : "America First".

L'élection de 2024 n'était pas un accident de parcours. C'est la confirmation que les États-Unis ont choisi une voie radicalement différente de celle des quatre dernières années. Que l'on soit pour ou contre, il va falloir s'adapter à cette nouvelle réalité mondiale.