On a tous eu cette impression de déjà-vu, non ? En juin dernier, le sujet a explosé sur tous les fils d'actualité. Donald Trump, fraîchement réinstallé à la Maison Blanche, a dégainé son stylo pour signer la Proclamation 10949. Résultat ? Donald Trump interdit 12 pays d'accès au territoire américain de façon quasi totale.
C'est sec. C'est brutal. Et honnêtement, ça a mis un sacré bazar dans les aéroports et les ambassades du monde entier.
Mais attention, si vous pensez que c'est juste une répétition de 2017, vous faites fausse route. Cette fois, le contexte est différent, les justifications sont plus denses, et surtout, la liste a déjà commencé à bouger depuis le 1er janvier 2026. Si vous avez de la famille à l'étranger ou si vous prévoyez de voyager, il faut absolument comprendre ce qui se trame derrière ces décrets.
La fameuse liste des 12 pays interdits à l'origine
Quand on parle de la mesure initiale de juin 2025, on parle de pays qui ont été jugés "à haut risque" par l'administration. En gros, Washington estime que ces nations ne collaborent pas assez sur le partage d'informations sécuritaires ou que leurs passeports sont trop faciles à falsifier.
Voici les 12 pays qui ont pris le choc de plein fouet dès le début :
- Afghanistan (sans surprise, vu le contexte avec les Talibans)
- Birmanie (Myanmar)
- Tchad
- République du Congo
- Guinée équatoriale
- Érythrée
- Haïti
- Iran
- Libye
- Somalie
- Soudan
- Yémen
Pour ces pays, c'est ce qu'on appelle un "Full Ban". En clair, quasiment aucun visa n'est délivré, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou l'immigration. C'est une porte close, à double tour.
Pourquoi 12 pays ? La logique derrière le rideau
L'administration Trump ne s'en cache pas. L'argument numéro un, c'est la "sécurité nationale". Selon les documents officiels de la Maison Blanche, le déclencheur aurait été une attaque survenue dans le Colorado en 2025, perpétrée par une personne en situation irrégulière.
👉 See also: Casey Ramirez: The Small Town Benefactor Who Smuggled 400 Pounds of Cocaine
Trump a utilisé cet événement pour dire : "On ne sait pas qui entre, donc on ferme les vannes pour ceux qui ne montrent pas patte blanche."
C'est là que ça devient technique. Ce n'est pas juste une question de religion ou de géographie. Les États-Unis demandent désormais des standards de sécurité hyper stricts (données biométriques, partage des casiers judiciaires). Si un pays ne peut pas ou ne veut pas fournir ces infos, il finit sur la liste.
Honnetement, c'est une forme de pression diplomatique énorme. On te bloque l'accès pour te forcer à moderniser tes systèmes de sécurité ou à accepter de reprendre tes ressortissants expulsés.
Le grand changement du 1er janvier 2026
Si vous lisez ceci aujourd'hui, sachez que le chiffre "12" est déjà un peu obsolète. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle proclamation (la 10998) a élargi le périmètre.
On est passé à un niveau supérieur. Huit pays supplémentaires ont rejoint le club très fermé du "Full Ban". Parmi eux, on trouve le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Syrie. Le nombre de pays totalement interdits frôle désormais la vingtaine.
Et ce n'est pas tout. Il y a aussi une liste de pays sous "restrictions partielles". Là, c'est plus subtil. Vous pouvez peut-être venir comme touriste, mais oubliez l'immigration permanente ou la loterie des visas. Le Nigeria, le Sénégal et même la Tanzanie sont désormais dans le viseur pour certains types de documents.
✨ Don't miss: Lake Nyos Cameroon 1986: What Really Happened During the Silent Killer’s Release
Le cas particulier de la Coupe du Monde 2026
C'est le gros point d'interrogation qui fait trembler les fans de foot. Les États-Unis co-organisent le Mondial cet été. Imaginez la scène : le Sénégal se qualifie, mais ses supporters sont interdits d'entrée ?
Pour l'instant, l'administration a laissé entendre qu'il y aurait des exceptions, notamment avec le fameux "FIFA PASS". Mais c'est encore très flou. Si vous comptez aller voir un match et que vous venez d'un pays listé, préparez-vous à un parcours du combattant administratif.
Les exceptions (parce qu'il y en a toujours)
Tout n'est pas totalement noir ou blanc. Même quand Donald Trump interdit 12 pays, il reste quelques petites fissures dans le mur.
- Les résidents permanents (Green Card) : Si vous avez déjà votre carte verte, vous êtes normalement protégé. Le décret s'attaque aux nouveaux demandeurs, pas à ceux qui vivent déjà légalement aux USA.
- Les binationaux : Si vous avez un passeport d'un pays interdit mais aussi un passeport français ou canadien, utilisez le "bon" passeport. Ça passe.
- Les visas diplomatiques : Les officiels de l'ONU ou des ambassades continuent de circuler, protocole oblige.
- L'intérêt national : C'est la clause "joker". Si vous êtes un scientifique de génie ou un sportif de haut niveau, le gouvernement peut décider, au cas par cas, que votre venue est bénéfique pour le pays.
Ce qui change pour vous concrètement
Si vous êtes ressortissant d'un des pays concernés, ou si vous travaillez avec des gens là-bas, la réalité est simple : le taux de refus des visas frise les 100%.
Même les visas de transit (juste pour changer d'avion à Miami ou New York) sont devenus une galère sans nom. Les délais de traitement ont explosé parce que chaque dossier est passé au scanner par les services de sécurité.
On parle aussi d'une nouvelle mesure qui vient de tomber ce 15 janvier 2026 : une suspension temporaire des visas d'immigrants pour 75 pays au total ! L'idée est de vérifier si les nouveaux arrivants ne vont pas "abuser des aides sociales". C'est un durcissement sans précédent qui va bien au-delà de la liste initiale des 12.
🔗 Read more: Why Fox Has a Problem: The Identity Crisis at the Top of Cable News
Comment réagir face à ces restrictions ?
Ne paniquez pas, mais soyez méthodique. Si vous êtes touché par ces mesures, voici les étapes à suivre :
Vérifiez votre statut exact. Ne vous fiez pas aux rumeurs sur Facebook. Allez sur le site officiel de l'ambassade des États-Unis de votre pays de résidence. Les règles changent parfois en une nuit.
Consultez un avocat spécialisé. Si vous avez une procédure d'immigration en cours (regroupement familial, travail), seul un expert pourra vous dire si vous tombez sous le coup d'une exception ou d'une dérogation (waiver).
Préparez un dossier béton. Si vous tentez quand même une demande, sachez que la moindre erreur de date ou le moindre document manquant sera un prétexte immédiat pour un refus définitif.
Surveillez les annonces de la Coupe du Monde. Si vous êtes supporter, des procédures spécifiques pour les visas de groupe pourraient être annoncées dans les prochaines semaines pour débloquer la situation des pays qualifiés.
En résumé, la politique migratoire américaine actuelle est un terrain miné. Entre les "Full Bans", les suspensions pour "risque de charge publique" et les contrôles biométriques renforcés, voyager vers l'Oncle Sam n'a jamais été aussi complexe depuis des décennies. Restez informés, car avec cette administration, le chiffre 12 n'est qu'un début.
Pour aller plus loin :
Consultez régulièrement le portail travel.state.gov pour voir les mises à jour en temps réel des Proclamations Présidentielles. Si vous avez un entretien prévu à l'ambassade, contactez-les 48 heures avant pour confirmer que votre catégorie de visa n'a pas été suspendue par un nouveau décret de dernière minute.